16 mai 2005

Mon Edito

Mesdemoiselles, Mesdames, Messieurs, Trans,

J’ai l’immense honneur de rédiger le premier article de mon journal, sous la forme d’un édito. Bien que je déplore la décision du conseil d’administration de ne pas m’avoir autorisé à inclure un gadget made in Taïwan accompagnant chacune de mes parutions, c’est avec le sourire que j’ouvre le bal de ce qui sera sans doute la plus belle fête du siècle, voire du millénaire. Des milliers de petits Chinois sont entrain de taper chacun de mes mots afin que vous en ayez, tous, un exemplaire unique. Des petits Indiens, à l’heure où j’écris cet édito, envoient des millions de spams par mail ou sms afin que les lecteurs se retrouvent sur mon site grâce à un clic malheureux.

C’est peut-être l’un de ces spams qui fait que vous vous trouvez actuellement entrain de me lire, et je m’en réjouis. Ne pas utiliser cette merveille de la technologie est contre productif, et je déplore diverses décisions de justice le rendant illégal. Du coup, mon serveur, où est stocké l’ensemble de mes articles, se trouve sur une île au milieu du pacifique, alors que j’aurais pu faire travailler des Polonais si de telles lois restrictives n’avaient pas cours en Europe. Il s’agit de délocalisations forcées !

Vous l’aurez compris, mon édito aurait pu s’intituler "Mon coup de gueule". Même si le Polynésien est moins cher que le Polonais, cela coûte cher d’envoyer des serveurs informatiques sur un atoll, d’autant plus qu’une barrière de corail gênait, et qu’il a fallu payer un supplément pour la détruire. Mais la glorieuse marche de la presse ne s’embarrasse pas de ces futilités. J’aurai donc pu titrer "Ma grande marche en avant". Modestement, je me suis contenté de "Mon édito".

A bientôt !

Stéphane-Gonzague Pouc

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